Textes,
extraits du livre "les caravanes de chez nous" Bruno Leroux - Maurice Girard - Editions MDM.
(click
sur les liens-photos de 1 à 30 )
Carrossier de métier
à Paris, Pierre Digue fait ses premières armes en construisant
pour le compte de la Remorque Industrielle, les remorques de la Mission
Marchand, au Sahara. photo
1 Puis en 1950, il carosse et aménage un fourgon
1000 kgs Renault, baptisé "passe-partout" photo
2 dont il assure lui-même la promotion photo
3 en participant avec sa famille à de nombreux rallyes
et expositions. photo
4
Une petite série en est lancée mais
l'heure du camping-car n'a pas encore sonné et dès 1953,
Digue se tourne vers la caravane : ses modèles sont classiquement
constuits en duralinox et contreplaqué sur structures frêne.
Les glaces sont descendantes sur crémaillères et le toit
à lanterneaux. Mais en 1956, les importations sont libérées
et Digue prend un virage déterminant en devenant importateur des
populaires Sprites anglaises photo 5 photo 5a photo 5b photo
6 photo
7 photo 8 et de trois autres marques.photo 9 photo
9a photo
9b photo
9c photo
9d photo
9e
Il pensait
aux concessionnaires automobiles pour constituer son réseau national,
mais aucun des vingt mille contactés n'acceptera et c'est finalement
les magasins de sport "la Hutte" qui s'en chargeront. En 1957, la
France stoppe à nouveau les importations : Digue construit alors
les Sprite sous licence.
Dès lors le développement de son
organisation sera irrésistible : en septembre 1957, Pierre Digue
et Cie fêtent en compagnie de leur 15 agents, la millième
caravane vendue. En 1959 c'est la deux millième,
photo 10 la dix millième
en 1962. La vingt millième en 1963, photo 10a tirée au sort et remportée
par un journaliste de tintin. photo 10b Le réseau de Pierre Digue
et Cie compte alors deux cent agents et d'impressionnants magasins d'expositions
munis de piste d'essai de conduite. photo 10c
En octobre 1959, Pierre Digue s'explique
: "les premiers sur le marché Français, nous avons
compris que la caravane se populariserait. Or les dernières vacances
l'ont prouvé : la caravane n'est plus l'apanage d'une seule élite,
les jeunes caravaniers sont sans cesse plus nombreux, de même que
les attelages "voiture de série-caravane de série".
Ces constatations encourageantes pour nous prouve que nous étions
dans le vrai lorsqu'en 1957, pour palier la suppression des importations,
nous nous sommes résolument lancés dans la construction
sous liscence, construction qui sut séduire le grand public grace
au choix de lignes sobres, d'une grande habitabilité et d'un prix
défiant toute concurrence.
Nous avions un objectif immédiat
: la série, la grande série. Prenant exemple sur l'automobile
ou seule la production massive à permis simultanément une
vaste diffusion et une amélioration constante des performances
et de la qualité, nous avons en pratiquant ces investissements
indispensables, engagé, l'avenir de notre entreprise et celui de
nos ouvriers sur un pari et une conviction : l'avenir du caravaning.
Le succès, avouons-le, franchement à dépassé
nos prévisions... Destinées à etre assemblées
en grande série, ces sprites France photo
11 photo 12
sont bien entendu à structure acier revêtue de tôle
electrozinguée. Digue fera tout de même montre d'originalité
de loin en loin, pour tester la clientèle ou faire parler de la
marque, notament avec la prestige du salon 1959, une résidentielle
de 7,70m à double train de roue et une ligne résolument
américaine, marquée par un front proéminent et un
aileron arrière. photo
13
De cette Prestige de Salon dérivera quelques
mois plus tard la Sortilège, de même inspiration mais en
2,90m de long ! Son bandeau orange vif tranche résolument avec
le jaune canari habituel... photo
14 Deux ans plus tard au Salon 1961, la nouvelle surprise
dérivée de la gamme Panoramic, sera une 5,50 m avec chambre
à l'étage ! photo
15 Enfin la dernière dâte à se
rappeler est celle du printemps 1963, ou Digue épaule ses Panoramic,
par une série Welcome, plus cossue, reconnaissable à sa
peinture en deux tons blanc et bleu pétrole et a ses baies d'angle
trapézoïdales.
Ces Welcomes devront à coups sûr
à leur constructeur la Coupe d'or du bon goût Français.
Simone Digue, séparée de son mari, vendra l'entreprise en
1969 qui restera leader en France jusqu'en 1981.
(Fin
de l'article "les caravanes de chez nous").
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Autres commentaires
et infos, détails à
rajouter et surtout à vérifier.
Lorsque Pierre Digue construisit
les caravanes "Sprite" sous licence, il apposera très
vite son nom suivant les modèles anglais, avec la gamme qui donnera
les Panorette, Alpiramic, Panoramic A puis B, Castelamic, Supercastelamic,
Majoramic, Grandamic, et Superamic (2 portes)..
La marque "Traeler" ressemble beaucoup au "Welcome". En effet elle a été concue et fondé par un ancien responsable du bureau d’étude de Digue photo
16 Les "Traeler" sont sorties quelques mois avant les "Welcome".
La gamme "Welcome" chez Digue (Caravette, Amorette, Coronette, Baronette, Castorette...) apparaitra des avril 1963.
Toutefois
Digue gardera des points communs aux "Sprite" jusqu'au début des
années 70, comme notamment les "têtes de lapin"
(tête d'attelage) que l'on continuera de voir sur les caravanes
du groupe C.I. (Caravan International) qui regroupa "Sprite", "Eccles", "Willerby"...
Durant toute la décénie 70.
La
gamme "Welcome" (Minorette, Caravette, Amorette, AmoretteB,
Coronette, Baronette, Cosmonette, Charmette, Castorette, Cosmonette GS avec 2 portes
et Bungalette) devenue le haut de gamme Digue,
sera épaulée par la gamme "Spatiale" en 1965/66
(Favorette, Geminy’s, Mariner’s, Mariner's B, Ranger’s,
Polary’s, et Agena), puis en 1968/69, apparaitra la gamme "Légère" (debut des toles en alu prelaquees)
photo 17 qui préfigurera la physionomie des Digue du début de la
décénnie 70.
Pour le millésine 69, Digue lancera un concours, afin de réaliser de nouvelles ambiances, c’est le magazine "ELLE" qui le remportera. (dessine par le cabinet de design "TUAL") Les
intérieurs seront dès lors en formicas blanc et le lino
rouge. Le succes ne sera pas en rendez vous, en effet les lamines blanc en plein soleil eblouissaient les caravaniers :((
En 1970, Digue reviendra à une décoration un peu
plus conventionnelle.
En août 1964, Digue s'essaie à la caravane pliante en faisant fabriquer un modèle, la "Gadget" par la société Charlemagne, firme spécialisée depuis longtemps déjà dans la pliante. Ce modèle également commercialisé par Charlemagne sous son propre nom, ne semble pas avoir rencontré le succès. photo 18
Image du 1er rallye Digue a la neige en 1966 photo 19 .
Simone et Pierre Digue aurait revendu leur Societe en 1967 à un groupe américain, pour quelques dizaines de milliers de Francs, revendu 2 ans après pour plusieurs milliards à un autre groupe américain, puis 2 autres acheteurs ont suivi, pour terminer dans les bras d'un suédois, qui ne voulait plus faire de la quantité (19.000 caravanes en 1979) mais qui voulait faire que du profit. En fait il n'avait aucun profil industriel. La Societe a fait faillite 2 ans après...
Durant l’année 74 ou 75 le logo "Bendix" apparaîtrait à gauche de la porte d’entrée, un des propriétaires US qui en fait regroupera Digue et Dragonner.
Durant les années 80, c’est
le groupe Rozoy-France photo 20 qui semble (21 - Article Rozoy France en 1986) prendre les rennes de l’entreprise et jusqu'en 1988
ou 1989 dâte à laquelle Trigano
photo 22 rachete
Digue et l'usine de Rozoy-Sur-Serre, pour en faire un dépôt de pièces détachées et bloquer toutes nouvelles apparitions de cette marque,

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Nouvelles infos et photos (fin d'annee 2008 puis mars 2009)
Pierre Digue est décédé en 1981, a l'age de 68 ans. Il était né en 1913.
Rappel : Pierre DIGUE a importé les SPRITE anglaises en 1956 puis les a construite sous licence en 1957.
- 3 adresses a retenir :
- 74, rue du Commerce a Paris XVe est au debut, (des 1950) le garage de Pierre Digue. Il y concoit ses petites remorques, ainsi que ses propres créations en caravanes. Elles étaient belles et traditionnelles, à lanterneaux. Voici la gamme DIGUE de 1955 : DIGUE Bretagne 3m88, DIGUE Provence 3m, DIGUE Anjou 3m68 (on remarque par là que CARAVELAIR a emprunté ces appellations provinciales dix ans après). Photo 22a
La raison sociale (juridique) de Pierre DIGUE, en 1955 était : "PARIS CARAVANE" uniquement pour les caravanes à lanterneaux (jusqu'en 1955)
Pierre Digue ammenagera par ailleurs le fameux camping car le "passe partout".Photo 22b (visite du Ministre de l'Education Nationale) Photo 22c Publicite camping caravaning de Mai 1952 Photo 22d publicité parue dans CARAVANING auto-camping de mars 1956 de la petite gamme supplementaire de camping-cars.Photo 22e publicité de mars 1956 Pierre Digue Paris CARAVANE + camping car + remorque Lilliput
Enfin, 74 rue du Commerce sera aussi, le siege social et cela jusqu'a la fin de "Digue and Cie" pour les caravanes en 1967/68, date definitive a laquelle Simone et Pierre Digue venderont la Societe. Photo 23 de derniers voeux...
- De 57 a 1958, les caravanes Digue sont construites à l’usine de Gif-Sur-Yvette en région parisienne dans le 77, 3 Avenue du Général Leclerc. Il n'y a aucune docs en Mairie, plus de traces de rien.
- Puis a Rozoy-sur-Serre dans l'aine (02) et cela jusqu'a la fin, en 1987. Entre temps dans les annees 70, et pour des raisons de mises en conformites, une seconde usine sera ouverte a St Michel, a quelques kms de Rozoy. Cette derniere emploiera jusqu'a 700 personnes et 400 a Rozoy. A St Michel, on y consacrera l'amenagement de camping car "Digue", "L'aristocrate" (photos 24 a venir...) ainsi que les caravanes "Dragoner" (photo 25 a venir...) puis les "Digue" en renfort. St Michel fermera en 1976. Mis a part quelques catalogues, Trigano possede tres peu de docs, en effet l'usine a ete innonde +sieurs fois, ainsi que le feu "la cata totale"photo 26
En plus des grands magasins de sport "la Hutte" qui distribuent officiellement les caravanes "Digue", naiteront quelques grands centre d'expostions et de ventes en France comme celui de Coignieres en region Parisienne photo 27 celui de Bordeaux photo28 lors de son innauguration et d'autres centres encore ici
photo28a
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L'usine, Rozoy Sur Serre, l'histoire (bulletin d'info municipale commune de Rozoy sur Serre Mars 2006)
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Ndlr : Avant 1970 (c'est la grande et la meilleure epoque, c'est celle de Simone et de Pierre Digue :
P-a-r-c-e-q-u-'-i-l-s- e-t-a-i-e-n-t- p-r-o-b-a-b-l-e-m-e-n-t- d-e- v-r-a-i-s- c-a-r-a-v-a-n-i-e-r-s-
e-t- q-u-'-i-l-s- a-i-m-a-i-e-n-t - c-e - q-u-'-i-l-s - f-a-i-s-a-i-e-n-t
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"l'usine" fut le symbole de la prosperite dans la commune puis la cessation d'activite, dans les annees 1980, fut ressentie par tous les
Rostands comme un veritable traumatisme.
Aujourd'hui, recentre sur des activites commerciales avec "Trigano Service", le site renait en passant du secteur secondaire au tertiaire,
suivant un peu en cela, d'ailleurs, la tendance generale que l'on observe dans notre pays.
Rozoy Info a choisi, cette annee, de retracer l'histoire de l'usine, centre de l'activite locale pendant pres d'un siecle.
L'usine a ete batie en 1900 par Monsieur Lebegue-Joly de Sissonne pour faire une distillerie. Les cultivateurs lui avaient promis des betteraves pour faire de l'alcool mais ils ont prefere laisser pourrir les betteraves dans les champs que de les livrer a Monsieur Lebegue.
Ce fut la fallite et l'usine est restee inhabitee jusqu'en 1910. Les agriculteurs pensaient que l'usine prendrait leurs ouvriers et qu'il faudrait les payer plus cher !
Apres Mr Lebegue, c'est Mr Morin qui a mis en place l'usine de bois cintres en 1912. Il avait fait venir beaucoup d'ouvriers de Mohon, dans les Ardennes. Environ 150 avec les familles ! L'entreprise Morin comprenait donc une scierie et une fabrique de bois cintres. Une cheminee est alors construite qui surplombera la Serre pendant 63 ans.
Pendant la guerre, les Allemands ont profite du materiel tout en cuivre, ils ont fait de la limonade.
En 1920, c'est un Belge, Mr Duchesnes, qui prend la direction de l'usine. En 1926, l'usine subit un incendie puis en 1930, ce sont les innondations. Ses dirigeants la dotent alors de son propre service incendie avec une motopompe, sans doute la premiere a Rozoy et, ce des 1932.
L'entreprise change de nom pour devenir "les scieries de Rozoy Sur Serre" puis l'activite cesse en 1940, avec la seconde guerre mondiale.
L'usine n'a plus d'activites jusqu'en 1958, annee de l'arrivee a Rozoy d'un certain Pierre Digue. Ecoutons (enfin lisons plutot ! Ndlr) a ce propos Rene Pate, maire de Rozoy en 1953 et 1965 :
"La venue de Digue fut le fruit du hazard. Un routier qui transitait regulierement de Paris a la vallee de la Meuse s'etait arrete chez Boudesocque, le coiffeur. Il avait repere la cheminee de l'usine. Il disait connaitre un artisan carrossier qui voulait implanter une affaire dans un petit village. Monsieur Boudesocque m'a alors envoye tout de suite ce routier. J'ai ensuite contacte. Monsieur Digue dont l'adresse m'avait ete donnee et c'est ainsi qu'il y eut a Rozoy une activite de caravanes. (Ndlr : L'usine voir au fond, les Digues par centaines sur le terrain amenage ! Photo 29 )
Ndlr : Pour l'annecdote, Mr Berquet, un des 1ers fournisseurs d'interieurs en bois des caravanes "Digue" et qui a equipe entre autre la fameuse "Digue Welcome Coronette" du raid "Le Cap Alger" en 1970, (voir dans "diguoscope") ainsi que la caravane d'Achile ZAVATA en 1978 et que nous avons rencontre, a Rozoy dernierement, nous explique que Simone et Pierre Digue arrives sur les lieux en soiree, decouvrirent "l'usine de reve" avec cette belle et dominante cheminee tant recherchee, que Pierre Digue etait fou de joie ! Ils deciderent illico de dormir sur place, impatients d'en savoir plus au petit matin...
Mr Berquet a travaille pendant 15 ans avec Simone et Pierre Digue, il nous a exprime beaucoup de bien des "Digue", des clients durs en affaire, mais serieux et les traites etaient toujours reglees a l'heure !
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Ndlr : La suite on la connait, en 1963 : 5000 caravanes, le tiers de toute la production Francaise. En 1964 ce sont pres de 7000
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Dans les annees, 60/65 Lucien Cochefert, artisan bourrelier a Rozoy, travaillait en sous-traitance pour l'usine Digue "Nous faisions des couchettes pour les caravanes. Eux fournissaient la toile, on la cousait pour passer les tubes. Quelques fois, ils en commandaient 200 d'un coup, il fallait les faire tout de suite. Apres ils ont change de technique"
Dans les annees 70, ce sont plus de 16000 qui sont produites annuellement. L'entreprise emploi alors 1100 personnes sur les 2 sites (Rozoy et St Michel) Par jour, ce sont juqu'a trente deux wagons, soit pres de 80 caravanes qui sont expediees partout en France ou a l'etranger. Puis avec la creation de la S.A.C. (Societe d'Acheminement de Caravanes), les camions prennent le relais.Photo 30
C'est la prosperite a Rozoy, Pierre et Simone Digue consideres comme des bienfaiteurs sont mis a l'honneur. (Les "Digue" vivent a Paris, mais ils sont souvent presents a Rosoy et pres de leurs employes. C'est Madame Digue qui aurait monte toute la Societe, de plus elle figure au conseil municipal de Rosoy - Ndlr)
La rue principale du lottissement du Point du Jour est baptisee a leur nom, par deliberation du Conseil Municipal, le 05 juillet 1978.
Malheureusement, quelques annees plus tard, c'est le desenchantement. le 19 fevrier 1981 (Simone et Pierre ne sont plus dans la course depuis bien longtemps deja - Ndlr) l'assemblee communale vote une motion concernant la degradation du travail aux Etablissement Digue.
En Avril, c'est la menace de 130 licenciements. Rozoy est declaree ville morte. Le personnel, les elus, les Rostands sont dans la rue. La mairie et les commercants ferment leurs portes par soutien. Il faut dire qu'entre temps, l'usine a ete rachetee par les Suedois. (et bien d'autres predecesseurs n'ayant rien a voir avec le caravaning, et n'y connaissant rien - Ndlr) Les principaux dirigeants ne sont pas sur place. La caravane ne se vend plus aussi bien et la reconversion n'a pas ete suffisamment preparee. Rapidement, c'est le premier depot de bilan puis l'espoir qui renait avec un nouveau repreneur.
Espoir de courte duree. En 1987, il y a presque 30 ans, c'est la fin, il n'y aura plus de caravane Digue fabriquees a Rozoy.
C'est donc le groupe Trigano principal fabricant de caravane et camping cars Francais qui reprend Digue en 1987.
L'usine ne produit plus mais une activite demeure. "Trigano Service" est devenu une plaque tournante de pieces detachees. Ils les commandent chez leurs fournisseurs puis les redistribuent aux concessionnaires. "Trigano service" emploi aujourd'hui 45 personnes.
Souhaitons qu'elle se developpe encore !
a suivre...
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Remerciements pour leur chaleureux acceuil lors de notre passage, Damien et moi en octobre 2008 :
A Alain Jaubert, Directeur de l'entreprise "Trigano Service" et a toute son equipe.
A la Mairie de Rozoy sur Serres.
A Jean Berquet, ebeniste, un des grands fournisseurs pour "Digue".
A Paul Deruelle, qui a fait entiere carriere chez "Digue" puis chez "Trigano" pour l'activite des pieces detachees.
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